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MARCHE DE SILÈNE.

Silène, que l'on dit fils de Mercure et d'une nymphe, a été le nourricier de Bacchus ; il devint son compagnon lors de son voyage dans l'Inde à son retour il s'établit dans l'Arcadie, où il se fit fort aimer des bergers et des bergères de cette contrée. On le représente ordinairement vieux, ivre et couronné de pampres: il est souvent accompagné de satyres et de nymphes. Cependant Platon et Virgile lui font tenir, au milieu même de son ivresse, des discours où se trouvent les principes de la philosophie d'Épicure.

Rubens, dans cette composition, nous montre Silène ivre et soutenu par deux satyres. Une des nymphes qui l'accompagnent écrase dans ses mains du raisin dont le jus tombe sur la barbe et la poitrine du vieux Silène.

Ce tableau était en 1780 dans le cabinet de M. du Tartre à Paris. Il faisait partie du cabinet de M. Bonnemaison, vendu à Paris en 1827. Il a été gravé par Delaunay.

MARCH OF SILENIUS.

Silenius, the son, as some suppose, of Mercury and of a nymph, has been the nurse of Bacchus; he became his companion in his indian expedition. At his return he settled in Arcadia where he won the affection of the shepherds and shepherdesses of that country. He is generally represented as a jolly old man, intoxicated and crowned with flowers. He is often attended by satyrs and nymphs. Plato and Virgil introduce him, even in his intoxication, making speeches intermixed with precepts out of the philosophy of Epicurus.

Rubens, in this composition, shows us Silenius intoxicated and supported by two satyrs. One of the nymphs who attend him, is squeezing in her hands a bunch of grapes the juice of it falls on old Silenius's beard and breast.

This picture was in 1780 in M. du Tartre's gallery, at Paris. It was part of M. Bonnemaison's collection sold at Paris in 1827. It has been engraved by Delaulnay.

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JUGEMENT DE

PARIS

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JUGEMENT DE PARIS.

Aux noces de Thétis et de Pelée, la Discorde ayant jeté une pomme qui devait appartenir à la plus belle, Junon, Vénus et Minerve se disputèrent le prix de la beauté, et Jupiter chargea Pâris de déterminer à laquelle des trois rivales il devait appartenir. Mercure vient d'apporter au berger Pâris l'ordre du maître des dieux; la Discorde paraît dans les airs, et semble déja présager les malheurs que ce jugement va causer à la ville de Troie. Des Satyres cachés dans les arbres profitent de la circonstance pour se repaître des charmes que la nudité des déesses offre à leurs yeux. Ce précieux tableau, l'un des plus gracieux de Rubens, est tout-à-fait remarquable par son beau coloris et par son extrême fini.

Il existe en Angleterre un autre tableau absolument semblable, mais d'une plus grande dimension, et dans lequel Pâris a la tête nue; tandis que dans celui-ci sa tête est couverte d'un .petit chapeau. Le plus petit de ces deux tableaux est sans aucun doute le plus ancien; il faisait partie de la succession de Rubens. Acquis depuis par le comte de Bruhl, premier ministre du roi de Pologne, il se voit maintenant dans la galerie de Dresde. Il a été gravé par A. Lomelin, puis par P. F. Tardieu et P. E. Moitte.

L'autre, après avoir appartenu au cardinal de Richelieu, passa dans la galerie du Palais-Royal. Acheté ensuite 50,000 francs par lord Kinnaird, il appartient maintenant à sir T. Pen-rise, qui l'a payé 12,000 francs de plus. Ce dernier tableau a été gravé par Couché et Dambrun.

Celui de Dresde a : larg., 2 pieds; haut., 1 pied 6 pouces. Celui d'Angleterre : larg., 5 pieds 11 pouces; haut., 4 pieds 5 pouces.

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