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“ As a very important source of strength and security, cherish public credit. One method of preserving it is to use it as sparingly as possible, avoiding occasions of expense by cultivating peace, but remembering, also, that timely disbursements, to prepare for danger frequently prevent much greater disbursements to repel it; avoiding likewise the accumulation of debt, not only by shunning occasions of expense, but by vigorous exertions, in time of peace, to discharge the debts which unavoidable wars may have occasioned, not ungenerously' throwing upon posterity the burden which we ourselves ought to bear."

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“ Observe good faith and justice towards all nations; cultivate peace and harmony with all ; religion and morality enjoin this conduct; and can it be that good policy does not equally enjoin it? It will be worthy of a free, enlightened and, at no distant period, a great nation, to give to mankind the magnanimous and too novel example of a people always guided by an exalted justice and be. nevolence. Who can doubt but, in the course of time and things, the fruits of such a plan would richly repay any temporary advantages which might be lost by a steady adherence to it; can it be that Providence has not connected the permanent felicity of a nation with its virtue? The ex

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periment, at least, is recommended by every sentiment which ennobles human nature. Alas! is it rendered impossible by its vices ?

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"In the execution of such a plan, nothing is more essential than that permanent, inveterate antipathies against particular nations and passionate attachment for others, should be excluded; and that, in place of them, just and amicable feel. ings towards all should be cultivated."

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“ The great rule of conduct for us, in regard to foreign nations, is in extending our commercial relations, to have with them as little political connexion as possible.”

“So far as we have already formed engagements, let them be fulfilled with perfect good faith. Here, let us stop."

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" It is our true policy to steer clear of permanent alliances with any portion of the foreign world; so far, I mean, as we are now at liberty to do it ; for let me not be understood as capable of patronizing infidelity to existing engagements. I hold the maxim no less applicable to public than to private affairs, that honesty is always the best policy. I repeat it, therefore, let those engagements be observed in their genuine sense. But in

my opinion it is unnecessary, and would be unwise to extend them.

“ Taking care always to keep ourselves, by suitable establishments, in a respectable defensive posture, we may safely trust to temporary alliances for extraordinary emergencies.

“Harmony and a liberal intercourse with all nations, are recommended by policy, humanity and interest. But even our commercial policy should hold an equal and impartial hand; neither seeking nor granting exclusive favour or preferences; consulting the natural course of things ; diffusing and diversifying by gentle means the streams of commerce, but forcing nothing.

“ The duty of a neutral conduct may be inferred, without any thing more, from the obligation which justice and humanity impose on every nation, in cases in which it is free to act, to maintain inviolate the relations of peace and amity to. wards other nations."

HOLY ALLIANCE.

Sainte alliance entre L. L. M. M. l'Empereur de toutes les Russies, l'Empereur d' Autriche, et le Roi de Prusse signé à Paris, le 2: Septembre, 1815.

Au nom de la très-Sainte et indivisible Trinité.

L. M. ” Empereur d'Autriche, le Roi de Prusse, et l'Empereur, de Russie, par suite des

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grands évènemens qui ont signalé en Europe le cours des trois dernièrs années, et principalement des bienfaits qu'il a plu à la divine Providence de repandre sur les états dont les governmens ont placé leur confiance et leur espoir en elle seule, ayant acquis la conviction intime, qu'il est nécessaire d'asseoir la marche à adopter par les puissances dans leurs rapports mutuels sur les yérités sublimes que nous enseigne l'éternelle religeon du Dieu Sauveur :

Delclarons solennellement que le présent acte n'a pour objet que de manifester à la face de l' univers leur détermination inébranlable, de ne prendre pour règle de leur conduite, soit dans l' administration de leurs états respectifis, soit dans leurs relations politiques avec tout autre gouvernement, que les préceptes de cette religion sainte, preceptes de justice, de charité et de paix, qui, loin d'être uniquement applecables à la vie privée, doivent au contraire influer directement sur les résolutions des princes, et guider toutes leurs démarches, comme etant le seul moyen de consolider les institutions humaines et de remédier à leurs imperfections. En

consequence, L. M. sont convenues des articles suivans:

Art. I. Conformément aux paroles des saintes scriptures, qui, ordonnent à tous les hommes de

se regarder comme fréres, les trois monarques contractans demeureront unis par les liens d'une fraternité veritable et indissoluble, et se considèrant comme compatriotes, ils se prêteront en toute occasion et en tout lieu assistance, aide et secours; se regardant envers leurs sujets et armées comme péres de famillee, ils les dirigeront dans le même esprit de fraternité, dont ils sont animés pour protéger la religion, la paix et la justice.

Art. II. En consequence, le seul principe en viguer, soit entre les dits gouvernemens, soit entre leurs sujets, sera celui de se rendre réciproquement service, de se témoigner par une biènveillance inaltérable l'affection mutuelle dont ils doivent être animés, de ne se considérer tous que membres d'une même nation Chrétienne, les trois princes allies ne s'envisageant eux-mêmes que comme délēquis par la Providence pour pouverner trois branches d’nne même famille ; savoir : 1 Autriche, la Prusse, et la Russie, confissant ainse que la nation chrétienne, dont eux et leurs peuples sont partie, n'a réellement d'autre souverain que celui à qui seul appartient en propriété la puissance, parce qu' en lui seul se trauvent tous les trésors de l'amour, de la science et de la sagesse infinie, c'est à dire, Dieu, notre divin Sauveur Jesus Christ, le verbe du Très. Haut, la parole de vie. L. M. recommandent en consequence

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